Les bas

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Pour séduire ou se réchauffer, les bas sont une deuxième peau ! Depuis deux siècles, ils sont l’apanage des femmes. Mais il n’y a pas si longtemps, ils épousaient aussi les jambes masculines.
Les premiers bas retrouvés l’ont été dans des tombes de l’Egypte ancienne. Ils sont alors tricotés. Plus tard, faisant office de bas, des bandelettes de laine ou de coton s’enroulent autour de la jambe. Ces bandes molletières protégent encore les mollets des poilus pendant la Première Guerre mondiale.

Au Moyen Age, les bas des nobles et riches commerçants sont en soie. L’ensemble est rehaussé de fils d’or ou d’argent. Pour qu’il épouse parfaitement la jambe, le bas est cousu sur son propriétaire. Une jarretière plus ou moins richement décorée maintient le bas en haut de la cuisse. Les pauvres ont eux des bas en laine, qui bien souvent grattent terriblement.

A cette époque, les bas, quelle que soit leur finesse, ressemblent à des collants. En une seule pièce, vous avez la culotte, les jambes et les pieds. La jarretière évite juste que le tissu ne glisse sur la jambe et ne fasse des plis disgracieux. Cela fait toute la différence entre une jambe d’aristocrate et une jambe de gueux.

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Au XIVe siècle, Charles VI offre, en gage d’amour à son épouse Isabelle, avec qui il eut douze enfants, une somptueuse paire de jarretières sur laquelle le monogramme royal est brodé de diamants.

Quelques dizaines d’années plus tard, au moment de ses noces, Jeanne de Navarre, reine d’Espagne, reçoit de la part des notables d’une ville qu’elle traverse, une somptueuse paire de bas de soie. Le majordome de la reine interdit que l’on présente ce cadeau à la souveraine :  »Les reines d’Espagne n’ont pas de jambes ! », s’exclama-t-il !

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Les bas autonomes, c’est-à-dire détachés de la culotte, voient le jour en Angleterre. En 1554, William Rider confectionne une culotte et des bas indépendants. Les bas sont alors tricotés en fil de soie. Les premières jambes illustres à porter l’invention de monsieur Rider sont celles du roi Henri II de France, au mariage de sa sœur Marguerite, en 1569.

Ces bas faits mains coûtent une fortune. En 1589, l’invention du métier à tricoter les rend plus accessibles au commun des mortels. De laine, de soie ou de coton, les bas sont dès lors portés par tous. Suivant sa classe sociale ou son rang, ils se doivent d’être d’une couleur ou d’une autre. A l’époque de la Révolution, on ne porte plus que des bas noirs.

En 1900, les bas retrouvent le luxe de la soie, des perles, des strass et des décors floraux. Avec les années 20, le luxe est toujours de mise mais les motifs sont plus ludiques : dominos, serpents…

1930 marque la création des bas en nylon, aux Etats-Unis ! Le succès est immédiat. Plus de 64 millions de paires sont vendues en un an dans le pays. Fins et légers, ils partent à la conquête des femmes du monde entier, à tel point qu’une femme sans bas, à l’époque, n’est pas une femme…

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, la pénurie de bas est criante. Beaucoup de femmes, pour « retrouver leur féminité », se peignent les jambes avec de l’eau teintée et dessinent, au crayon, la couture du bas au dos de la jambe. L’illusion fonctionne, sans oublier un avantage de taille : ces bas-là ne filent pas !

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Le bas sans couture voit le jour en 1950. Les années 60 et la mini jupe font tanguer le bas au profit du « confortable » collant. Mais l’envie de plaire est toujours bien présente. Le XXIe siècle, et ses multitudes de choix vestimentaires, offre encore aux bas de belles jambes à parer !

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